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Protestation des paramédicaux à Bejaia.

2/6/2009

Rassemblement de protestation des paramédicaux devant le siège de la DSP de BEJAIA.

Grève des paramédicaux

Le bras de fer durcit entre le Syndicat du paramédical (SAP) et la Direction de la santé et de la population à Béjaïa.
Après l’échec des différentes tentatives de sensibilisation des responsables pour une amélioration des conditions de travail dans le secteur de la santé, les cadres syndicaux du paramédical de Béjaïa ont décidé d’investir le terrain de la contestation pour faire entendre leur voix. C’est ainsi que dans la matinée d’hier lundi, l’ensemble des cadres syndicaux des 16 sections, représentant les paramédicaux à travers les différentes structures sanitaires de la wilaya de Béjaïa, affiliées au SAP, ont observé un rassemblement de protestation devant le siège de la DSP afin d’exprimer leur «ras-le-bol» et leur «refus» de subir la «médiocrité et l’irresponsabilité de ceux qui gèrent le secteur de la santé dans la wilaya». La situation des paramédicaux est «inquiétante», alerte le SAP de Béjaïa dans une déclaration rendue publique. «Conditions de travail déplorables, manque d’effectif, tous corps confondus, insécurité au niveau des PU et des structures rurales, les incessantes évacuations accomplies uniquement par des paramédicaux». sont autant de graves griefs retenus à l’encontre du premier responsable de la santé et de ses collaborateurs au niveau de la wilaya qui, accusent les protestataires «persistent à faire la sourde oreille» à leurs doléances. «Les engagements et les promesses à régler les problèmes relevant de l’urgence n’ont pas connu de concrétisation (…). La correspondance du wali invitant la DSP à réunir les chefs des établissements de la santé avec le partenaire social n’a pas été également respectée», dénoncent les syndicalistes du SAP. Tout en affichant sa disponibilité «à dialoguer», le SAP met fermement en garde la Direction de la santé contre ce qu’il qualifie de «mépris et de manque de considération affichés à l’égard du partenaire social». «Nous avons pris notre mal en patience, mais toute chose a ses limites. Ce regroupement de délégués syndicaux a été décidé en guise de simple avertissement pour la Direction de la santé qui doit urgemment prendre en charge nos préoccupations», ont déclaré des syndicalistes du SAP qui n’écartent pas de recourir à des actions radicales pour faire aboutir leur plate-forme de revendications. Par ailleurs, il convient de noter que le premier responsable de la santé et de la population de Béjaïa a, au terme de ce rassemblement de protestation des paramédicaux, invité le bureau du SAP de Béjaïa à une réunion programmée pour l’après-midi de ce mercredi. Une invitation au dialogue, néanmoins rejetée par les syndicalistes du SAP, estimant que le DSP a été destinataire d’une plate-forme de revendications qu’il «doit satisfaire concrètement sur le terrain».
In le soir d'algérie

A. Kersani

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La situation des droits humains dans le monde.

28/5/2009

La situation des droits humains dans le monde

 Amnesty rapport09

AMNESTY INTERNATIONAL-RAPPORT 2009

 Le monde est assis sur une bombe à retardement sociale, politique et économique alimentée par une crise des droits humains,

« Derrière la crise économique se cache une crise des droits humains prête à exploser.
La récession a aggravé les atteintes aux droits humains, détourné l’attention de celles-ci et créé de nouveaux problèmes.
Au nom de la sécurité, les droits humains ont été foulés aux pieds. Aujourd’hui, au nom de la reprise économique, ils sont relégués au second plan.

« Le monde a besoin d’une nouvelle donne mondiale pour les droits humains – il a besoin non pas de promesses faites sur papier, mais de voir les gouvernements s’engager et entreprendre des actions concrètes en vue de désamorcer la bombe à retardement des droits humains.
Les dirigeants du monde doivent investir dans les droits fondamentaux avec autant de détermination que dans l’économie.

« L’insécurité, l’injustice et l’avilissement sont aujourd’hui le lot de milliards d'êtres humains.
La crise actuelle est faite de pénuries de nourriture, d’emplois, d’eau salubre, de terrains et de logements, ainsi que de privations et de discrimination, d’une inégalité croissante, de xénophobie et de racisme, de violence et de répression partout dans le monde. »

a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, en lançant le Rapport 2009 – La situation des droits humains dans le monde.

 

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Afrique, le néocolonialisme sur la sellette...

15/5/2009
Afrique, le néocolonialisme sur la sellette...

king Bongo

       L'ouverture d'une enquête contre les « biens mal acquis » des dictateurs africains est une première victoire contre le système néocolonial français. 

 

     La doyenne des juges d'instruction du pôle financier a accepté la plainte de l'ONG Transparency-International, élaborée par l'association de juristes Sherpa, pour recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicité contre trois dirigeants africains, Omar Bongo du Gabon, Denis Sassou-Nguesso du Congo Brazzaville et Teodoro Obiang de Guinée Équatoriale. Le groupe Total est implanté dans ces trois pays producteurs de pétrole.

      Le parquet, qui représente les intérêts de l'État néocolonial, avait déjà classé sans suite deux plaintes, en 2007 et 2008, estimant que les enquêtes n'avaient pas permis « de mettre en évidence les infractions pénales » alors que le fils Nguema possède des Bugatti, des Ferrari et autres Rolls-Royce, que la famille Sassou Nguesso a un patrimoine de dix-huit biens immobiliers dans les quartiers chics de Paris et est titulaire d'une centaine de comptes bancaires et que Bongo, avec 70 comptes bancaires, est propriétaire d'au moins 33 biens immobiliers pour un traitement présidentiel de 15 000 euros par mois.

      Aujourd'hui, le parquet s'oppose de nouveau à l'ouverture d'une information judiciaire avec le nouvel argument que les plaignants ne peuvent justifier d'un préjudice personnel dans ce dossier.

      Cette troisième plainte s'attaque au cœur du système néocolonial français, mis en place par Jacques Foccart, initiateur pour le compte de De Gaulle de la « Françafrique », dans les années 1960, au moment de la vague de décolonisation des pays africains. Ce système s'appuie sur des dictatures dont le rôle est de conserver les prérogatives coloniales de Paris sur le plan économique, en faveur des entreprises françaises, diplomatique, en alignant leur vote à l'ONU sur celui de la France, et militaire, en permettant l'installation des troupes françaises.

      En parallèle, ces dictateurs du pré carré africain de l'Elysée vont financer les grands partis politiques de gouvernement, de droite comme de gauche. La longévité politique de plus de quarante ans d'Omar Bongo lui a permis d'emmagasiner nombre de secrets peu reluisants de la Ve République, ce qui fait que chacun se tient. Contrairement aux engagements électoraux de Sarkozy, un tel système n'est pas prêt de changer et les ministres de la Coopération qui ont émis des réserves se sont retrouvés illico virés, comme Jean-Pierre Cot, en 1982, et plus récemment de Jean-Marie Bockel.

      Cette bataille judiciaire est donc importante, car elle est un élément de plus dans la lutte contre le maintien de la domination française sur nombre de pays africains. Une domination qui autorise, avec la bénédiction de ces dictateurs, les multinationales françaises à faire des profits considérables en pillant les peuples africains. 

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