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 Afrique, le néocolonialisme sur la sellette...

15/5/2009
Afrique, le néocolonialisme sur la sellette...

king Bongo

       L'ouverture d'une enquête contre les « biens mal acquis » des dictateurs africains est une première victoire contre le système néocolonial français. 

 

     La doyenne des juges d'instruction du pôle financier a accepté la plainte de l'ONG Transparency-International, élaborée par l'association de juristes Sherpa, pour recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicité contre trois dirigeants africains, Omar Bongo du Gabon, Denis Sassou-Nguesso du Congo Brazzaville et Teodoro Obiang de Guinée Équatoriale. Le groupe Total est implanté dans ces trois pays producteurs de pétrole.

      Le parquet, qui représente les intérêts de l'État néocolonial, avait déjà classé sans suite deux plaintes, en 2007 et 2008, estimant que les enquêtes n'avaient pas permis « de mettre en évidence les infractions pénales » alors que le fils Nguema possède des Bugatti, des Ferrari et autres Rolls-Royce, que la famille Sassou Nguesso a un patrimoine de dix-huit biens immobiliers dans les quartiers chics de Paris et est titulaire d'une centaine de comptes bancaires et que Bongo, avec 70 comptes bancaires, est propriétaire d'au moins 33 biens immobiliers pour un traitement présidentiel de 15 000 euros par mois.

      Aujourd'hui, le parquet s'oppose de nouveau à l'ouverture d'une information judiciaire avec le nouvel argument que les plaignants ne peuvent justifier d'un préjudice personnel dans ce dossier.

      Cette troisième plainte s'attaque au cœur du système néocolonial français, mis en place par Jacques Foccart, initiateur pour le compte de De Gaulle de la « Françafrique », dans les années 1960, au moment de la vague de décolonisation des pays africains. Ce système s'appuie sur des dictatures dont le rôle est de conserver les prérogatives coloniales de Paris sur le plan économique, en faveur des entreprises françaises, diplomatique, en alignant leur vote à l'ONU sur celui de la France, et militaire, en permettant l'installation des troupes françaises.

      En parallèle, ces dictateurs du pré carré africain de l'Elysée vont financer les grands partis politiques de gouvernement, de droite comme de gauche. La longévité politique de plus de quarante ans d'Omar Bongo lui a permis d'emmagasiner nombre de secrets peu reluisants de la Ve République, ce qui fait que chacun se tient. Contrairement aux engagements électoraux de Sarkozy, un tel système n'est pas prêt de changer et les ministres de la Coopération qui ont émis des réserves se sont retrouvés illico virés, comme Jean-Pierre Cot, en 1982, et plus récemment de Jean-Marie Bockel.

      Cette bataille judiciaire est donc importante, car elle est un élément de plus dans la lutte contre le maintien de la domination française sur nombre de pays africains. Une domination qui autorise, avec la bénédiction de ces dictateurs, les multinationales françaises à faire des profits considérables en pillant les peuples africains. 

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 le FFS,la démocratie et les harragas!

9/5/2009

Quand la faim et le chômage n’ont rien à voir avec la démocratie !

migrants par la mer

   Dans une conférence organisée par l’école de formation politique du FFS, rapportée par el watan du 2.5.2009 en page 2, Mustapha Bouchachi, le président de la LADH branche FFS affirme : « si des centaines de jeunes préfèrent la mort en mer à la vie en Algérie, ce n’est pas pour fuir la faim ou le chômage, mais pour fuir l’absence de démocratie et de liberté. Lorsqu’il est permis pour un jeune d’espérer devenir président (de la république s’entend), il ne peut tenter la mort en mer ».

   Les jeunes fuient donc l’Algérie pour absence de liberté et de démocratie. Et qu’est ce que cette Liberté et cette Démocratie qui empêcherai les jeunes de tenter la mort en mer ?  C’est la « permission pour un jeune d’espérer devenir président »

   Pour le FFS donc les jeunes épris de liberté et de démocratie préfèrent tenter la mort que de lutter pour imposer des espaces de liberté et de démocratie !

   Pour l’école idéologique du FFS la faim et le chômage n’ont rien à voir avec la démocratie et la démocratie n’a rien à voir avec le chômage et la faim. Pour le FFS la démocratie c’est l’espoir de devenir un jour président c'est-à-dire l’alternance au pouvoir. En fait, c’est le fameux et creux slogan d’Ait Ahmed « le droit d’avoir des droit ».

   Le passage cité plus haut suggère  que la lutte contre le chômage et la faim n’a rien à voir avec la démocratie et que ceux qui y luttent sont, en fait,  manipulés par les laboratoires des services secrets. C’est comme ça que les militants du FFS expliquent toutes les émeutes qui éclatent  aux quatre coins du pays.

   Le pouvoir donc réprime les gens non parce qu’ils posent des problèmes sociaux, politiques et autres, mais parce qu’ils revendiquent l’espoir d’accéder un jour au pouvoir. Ce n’est pas la misère des masses populaires qui inquiète le FFS et qui explique sa méchanceté à l’égard du pouvoir mais la marginalisation politique de son leader et son impossibilité d’accéder au pouvoir. Rappelons qu’Ait Ahmed s’est réjoui d’avoir placé Hocine Bénissad comme ministre de l’économie sous le gouvernement Ghozali. Il a même déclaré que le gouvernement Ghozali applique le programme du FFS.

   A l’école du FFS donc, on enseigne que la démocratie politique, la démocratie formelle est la finalité de la lutte politique quand elle n’est chez nous qu’un outil qui permet aux masses populaires de formuler leurs revendications et d’organiser leurs luttes dans de meilleures conditions.

Hocine, le 2 mai 2009.

 

 

 

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 La Marche du PST à Bejaia en vidéo.

5/5/2009

La marche du Parti Socialiste des Travailleurs à l’occasion du 1er mai à Bejaia, fête du travail.

Tags : PST

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