Quand la faim et le chômagen’ont rien à voir avec la démocratie !
Dans une conférence organisée
par l’école de formation politique du FFS, rapportée par el watan du 2.5.2009
en page 2, Mustapha Bouchachi, le président de la LADH branche
FFS affirme : « si des centaines de jeunes préfèrent la
mort en mer à la vie en Algérie, ce n’est pas pour fuir la faim ou le chômage,
mais pour fuir l’absence de démocratie et de liberté. Lorsqu’il est permis pour
un jeune d’espérer devenir président (de la république s’entend), il ne peut
tenter la mort en mer ».
Les jeunes fuient donc l’Algérie
pour absence de liberté et de démocratie. Et qu’est ce que cette Liberté et
cette Démocratie qui empêcherai les jeunes de tenter la mort en
mer ? C’est la « permission pour un jeune d’espérer
devenir président »
Pour le FFS donc les jeunes épris de
liberté et de démocratie préfèrent tenter la mort que de lutter pour imposer
des espaces de liberté et de démocratie !
Pour l’école idéologique du FFS la
faim et le chômage n’ont rien à voir avec la démocratie et la
démocratie n’a rien à voir avec le chômage et la faim. Pour le FFS la
démocratie c’est l’espoir de devenir un jour président c'est-à-dire
l’alternance au pouvoir. En fait, c’est le fameux et creux slogan d’Ait Ahmed
« le droit d’avoir des droit ».
Le passage cité plus haut
suggère que la lutte contre le chômage et la faim n’a rien à voir avec la
démocratie et que ceux qui y luttent sont, en fait, manipulés par les
laboratoires des services secrets. C’est comme ça que les militants du FFS
expliquent toutes les émeutes qui éclatent aux quatre coins du pays.
Le pouvoir donc réprime les gens non
parce qu’ils posent des problèmes sociaux, politiques et autres, mais parce
qu’ils revendiquent l’espoir d’accéder un jour au pouvoir. Ce n’est pas la
misère des masses populaires qui inquiète le FFS et qui explique sa méchanceté
à l’égard du pouvoir mais la marginalisation politique de son leader et son
impossibilité d’accéder au pouvoir. Rappelons qu’Ait Ahmed s’est réjoui d’avoir
placé Hocine Bénissad comme ministre de l’économie sous le gouvernement
Ghozali. Il a même déclaré que le gouvernement Ghozali applique le programme du
FFS.
A l’école du FFS donc, on enseigne
que la démocratie politique, la démocratie formelle est la finalité de la lutte
politique quand elle n’est chez nous qu’un outil qui permet aux masses
populaires de formuler leurs revendications et d’organiser leurs luttes dans de
meilleures conditions.