C’est jeudi 30 avril dans
l’après midi que la PST
a organisé la désormais traditionnelle marche du 1er mai. Plusieurs
centaines de personnes ont marché de la Maison de la Culture au siège de la Wilaya devant lequel un
meeting a été tenu. A noter la participation des nombreux syndicalistes
oppositionnels de l’UGTA qui venaient de tenir leur réunion.
Revue de
presse algérienne:
A l’occasion du 1er Mai
Marche du PST à Bejaia
Le parti socialiste des
travailleurs n’a pas dérogé; il a été le seul sur le terrain à l’occasion de la
fête internationale du travail. En effet, une marche a été organisée entre la
maison de la culture et le siège de la wilaya pour marquer cette date symbole
des luttes de la classe ouvrière dans le monde et réitérer, à l’occasion, les
revendications classiques du parti qui portent sur le volet social et
démocratique et la répartition équitable des richesses du pays
qui « ne bénéficient pas » aux masses populaires. C’était aussi,
revendiquer un emploi permanent, un pouvoir d’achat suffisant, un logement pour
les nécessiteux, une éducation ainsi qu’une santé gratuite, de même que les
libertés individuelles et collectives. »le 09 avril n’a pas cassé l’esprit
de lutte parce que la misère est toujours là »,a déclaré Sadek Akrour, un
des responsable au sein du parti et également maire de Barbacha
(Bejaïa).l’orateur a appelé « à la construction d’une alternative démocratique
anticapitaliste par le la convergence et le rassemblement des forces
démocratiques et sociales, des travailleurs et des chômeurs, des femmes
opprimées et des jeunes dégoutés et pères, voire mères de famille incapables de
réunir les conditions de vie nécessaires ».pour sa part, Kamel Aissat,
universitaire, syndicaliste du Cnes et membre du PST, a fait observer que
« l’élection présidentielle passée n’a pas pu le faire ‘’résigner’’ pour
sa lutte contre la politique libérale du gouvernement qui veut remettre en
cause les acquis sociaux et démocratiques arrachés au prix de luttes
incessantes. A ce propos, il fera observer que le nouveau projet du
gouvernement va toucher le système des retraites, un système qui n’est pas
adapté à l’espérance de vie des algériens ». Dans un appel lancé la
veille, le PST de Bejaïa estime que « que rien ne changera sans lutte
organisée et consciente de toutes celles et de tous ceux qui subissent la
misère ». Pour le PST, « la politique libérale actuelle du
pouvoir continue d’aggraver le quotidien de larges masses populaires, les
produits de première nécessité sont devenus un luxe, la fermeture des
entreprises continue et toutes libertés sont bafouées ».
Le
Parti socialiste des travailleurs (PST) a choisi de célébrer dans la
protestation la Journée
mondiale des travailleurs, jeudi, à travers une marche dans la ville de Béjaïa.
Les militants du PST entendent ainsi rappeler à la Centrale syndicale de
l’UGTA que le «1er Mai n’est pas un aïd ya Sidi-Saïd mais une journée de lutte
des travailleurs». Un slogan qui sera repris à tue-tête par les manifestants.
Ils étaient quelques 500 personnes à répondre à l’appel du PST pour une action
de rue sous le mot d’ordre «Le 1er Mai 2009, rebâtir le camp des travailleurs
!». Ouverte par un étendard à l’effigie de Che Guevara, la marche s’est
ébranlée de la maison de la culture sous des cris hostiles aux politiques
libérales du pouvoir. «A bas la répression liberté d’expression» ; «Naqaba
hourra dimocratia» ; «Bouteflika-Ouyahia houkouma irhabia !» ;
«Kamikaz-harragas, programme de Bouteflika !» ont été autant de slogans repris
par les protestataires tout au long du parcours menant de la maison de culture
vers le siège de la wilaya, point de chute de la manifestation. Les marcheurs
brandissaient également des banderoles où l’on pouvait lire des mots d’ordre
réclamant des droits sociaux, «le plein-emploi», «un salaire décent, une
retraite décente pour tous», «pain, travail et démocratie» et dénonçant aussi
la politique précaire de l’emploi menée par le gouvernement : «halte à
l’arbitraire» ; «ni CPE ni la DAS
on veut un travail décent pour tous». Devant le siège de la wilaya, en fin de
parcours de la marche de protestation, les deux membres de la direction
nationale du PST, en l’occurrence Kamel Aïssat et Sadek Akrour qui est
également l’actuel maire de Barbacha, ont pris la parole pour appeler à la
constitution d’un large front pour «une alternative anticapitaliste,
démocratique et socialiste» tout en fustigeant les «politiques libérales du
pouvoir» qui ne profitent, soutiennent-ils avec force, qu’aux «puissances
étrangères». Par ailleurs, dans une déclaration appel à la manifestation de
protestation à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des
travailleurs, le PST a estimé que «rien ne changera sans une lutte organisée et
consciente de toutes celles et tous ceux qui subissent cette misère». «Les
politiques libérales du pouvoir en place continuent d’aggraver le quotidien des
larges masses populaires algériennes, les produits de première nécessité
deviennent un luxe, les entreprises ferment. Toutes les libertés sont bafouées.
Les travailleurs ont besoin d’urgence de construire l’instrument syndical qui
organise leur résistance. Les masses populaires ont besoin d’un grand parti qui
représente leurs aspirations et qui rebâtissent l’espoir pour que sur le crise
béante du capitalisme mondial renaisse un autre monde sans exploitation ni
oppression», lit-on dans la déclaration du PST.
In le soir d’Algérie du 03/05/2009
A.Kersani
A l’occasion du 1er Mai
Le PST marche à Béjaïa
Des dizaines de militants et sympathisants du parti socialiste des travailleurs
(PST) ont battu le pavé jeudi dernier à Béjaïa à l’occasion de la Journée mondiale des
travailleurs. La procession humaine s’est ébranlée de la Maison de la culture
jusqu’au siège de la wilaya. Tout au long de son itinéraire, la foule a scandé
des slogans hostiles aux orientations et à la nouvelle politique économique
prônée par le gouvernement. “Nous demandons un emploi permanent et un pouvoir
d’achat suffisant, non au CPE non à la
DAS nous voulons un emploi décent, un logement à chaque
nécessiteux, éducation et santé gratuite et qualité pour tous...” scandait-on à
gorge déployée. Devant le siège de la wilaya, point de chute de la
marche, les responsables du parti à Béjaïa, dont Kamel Aïssat et Mohand Sadek
Akrour, entre autres, ont pris la parole pour expliquer aux militants et
sympathisants du PST les retombées pernicieuses de l’actuelle politique
économique sur le pays et “l’urgente nécessité de construire l’instrument
syndical pour organiser et canaliser la résistance des travailleurs”. A noter
que cette action de rue du PST a été décidée à la dernière minute, suite à
l’interdiction du meeting qu’il devait organiser à la Maison de la culture. Par
ailleurs et à l’occasion du 1er Mai, des dizaines de syndicalistes hostiles aux
orientations du bureau de wilaya UGTA, se sont réunis à la Maison de la culture de
Béjaïa jeudi pour débattre des problèmes de l’organisation syndicale.