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CONFÉRENCE DE PRESSE DU SG DU PST MAHMOUD RACHIDI

Ajouté le 3/4/2012

Actualités : CONFÉRENCE DE PRESSE DU SG DU PST MAHMOUD RACHIDI
                    «Il faut construire un front de gauche et progressiste»


«Nous sommes le seul parti qui représente le courant de gauche en Algérie et nous profitons de cette tribune électorale pour proposer un programme qui œuvre à la convergence des luttes des travailleurs et des masses populaires.»
Le successeur de Salhi Chawki à la tête du PST est catégorique : «Seules nos luttes peuvent imposer les espaces de libertés.» Les propos tenus par le nouveau secrétaire général du PST, Mahmoud Rachidi, lors d'une conférence de presse animée au siège de son parti, avaient pour principal ordre du jour d'expliquer à l'opinion publique les raisons de la participation du PST au scrutin du 10 mai prochain. C'est dans ce cadre qu'il dira d'emblée que «le PST ne se fait aucune illusion sur les élections pour apporter les changements qu'attendent les masses populaires». Il dira aussi que «ni les observateurs internationaux encore moins les magistrats ne constitueront une garantie pour la consultation électorale ». Selon lui, «seul un peuple mobilisé sera à même de protéger ses voix et éviter que son expression électorale ne soit détournée». Explication faite, le conférencier dira que son parti «participera aux législatives de mai prochain dans le seul but de profiter d'une tribune électorale pour proposer un programme politique qui œuvre à la convergence des luttes des travailleurs et des masses populaires». Le PST qui a affiché son opposition aux courants libéralistes et islamistes a plaidé hier, par la voix de son nouveau secrétaire général, «pour une augmentation conséquente du SNMG à hauteur de 35 000 DA, indexer le pouvoir d'achat sur le niveau de vie, la permanisation de tous les travailleurs, l'interdiction du travail précaire, le droit au logement, la gratuité de la santé publique, l'instauration d'une école publique scientifique, gratuite et de qualité, ouverte à tous les enfants du peuple, non à la mainmise des firmes étrangères sur nos richesses nationales, la défense du secteur public, la récupération des richesses publiques, la nationalisation des banques pour mettre l'argent du peuple au service du peuple, etc». En somme, le Parti socialiste des travailleurs a mis en exergue un programme électoral incarnant, selon son secrétaire général, «un véritable courant de gauche». D'ailleurs, M. Rachidi a plaidé pour un «rassemblement des courants de gauche», qui, selon ses dires, «doivent lutter pour construire un rapport de force qui imposera le contrôle ouvrier et populaire». «Le PST considère que le changement ne se réalisera pas par la voie électorale, mais par la construction d'un rapport de force politique dans la société, par la mobilisation des travailleurs et des masses populaires. Il nous faut construire un front de gauche et progressiste dans la société, un front démocratique anti-libéral et anti-impérialiste », dira le conférencier qui a indiqué que son parti sera présent aux législatives du 10 mai prochain dans six wilayas.
Abder Bettache


Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/03/article.php?sid=132421&cid=2

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Déclaration du PST sur les élections législatives 2012

Ajouté le 2/4/2012

PARTI SOCIALISTE DES TRAVAILLEURS

PST 27 Boulevard Zirout Youcef, Alger.  Tel/fax  021 71 47 72

 

 

DECLARATION

 

Les élections législatives du 10 mai 2012 ne seront ni démocratiques ni transparentes. Le simulacre d’ouverture annoncée ne présente aucune garantie démocratique. Ni la surveillance des magistrats aux ordres de l’administration, ni les observateurs étrangers garants des intérêts du capital, ni encore les commissions de surveillance qui seront contredites par l’administration, comme en 2007, ne peuvent remplacer le contrôle des élections par les masses populaires pour protéger les urnes de toutes manipulations ou fraude.

 

Aussi, les conditions dans lesquelles se tiendront ses joutes éléctorales sont forcément déloyales. Comment en effet espérer une compétition loyale entre les partis politiques lorsque les médias sont fermés, les espaces publics interdits, les manifestations réprimées, les grèves à peine tolérées ?

 

Peut-on espérer une assemblée représentative des diverses opinions lorsque les conditions d’une vie politique en sont réduites à entretenir la façade démocratique et lorsque le mode de scrutin ne favorise que les partis de l’alliance présidentielle ?

 

C’est pourquoi le PST ne se fait aucune illusion sur ces élections et considère que seules nos luttes peuvent stopper le cours libéral suicidaire, imposer des espaces de libertés et satisfaire nos besoins socio-économiques.

 

Pour le PST, l’absence du camp des travailleurs ( ses) et des démunis (es) dans cette bataille politique n’est pas une perspective qui forge la conscience des masses, ni une alternative au désarroi populaire.

 

Le PST a décidé, dans ces conditions, de participer symboliquement aux législatives de mai 2012 pour faire entendre ses propositions politiques en usant de la tribune électorale et dire qu’une politique centrée sur les besoins des masses est possible.

 

Le PST considère que le changement ne se réalisera pas par la voie électorale, mais par la construction d’un rapport de force politique dans la société, par la mobilisation des travailleurs et des masses populaires. Il nous faut construire un front de gauche et progressiste dans la société, un front démocratique anti-libéral et anti-impérialiste.

Le SN du PST.

Alger,le 29/03/2012.

 

Tags : PST Algérie.

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La révolution tunisienne montre la voie

Ajouté le 21/1/2011

           La révolution tunisienne montre la voie

jeudi 20 janvier 2011

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 86 (20/01/11) *

 

 

Le peuple tunisien vient de démontrer avec éclat qu’aucune dictature, même soutenue par les plus grandes puissances politiques et financières, n’est éternelle. Ben Ali, le dictateur honni, a fui honteusement, comme naguère Ceausescu avait fui son palais. Les colosses aux pieds d’argile ne peuvent rien lorsque les peuples se lèvent et décident collectivement de leur sort.
Il est aujourd’hui trop tôt pour évaluer les rebondissements institutionnels de la nouvelle situation en Tunisie, l’histoire de cette révolution ne fait que commencer. Mais comment ne pas voir à quel point l’exemple tunisien télescope d’autres réalités vécues, tout aussi dramatiques, que ce soit l’absence de libertés démocratiques élémentaires ou l’accaparement des richesses par une minorité de privilégiés
! Comment ne pas entendre en écho les jeunes manifestants algériens quand ils réclament au même moment des emplois et un logement et que certains d’entre eux vont jusqu’à s’immoler par le feu, suivant l’exemple de Mohamed Bouazizi. Le gouvernement algérien croit-il pouvoir encore longtemps museler une jeunesse, elle aussi avide de liberté? Croit-il qu’en choisissant la voie de la répression comme il le fait en arrêtant Ahmed Badaoui, principal animateur de l’association pour les libertés syndicales, il pourra échapper à la lame de fond de l’urgence démocratique qui s’exprime au Maghreb?
Au-delà de la Tunisie et de l’Algérie, la plupart des États réactionnaires du Maghreb et du Moyen-Orient sont secoués par des mouvements populaires massifs de riposte aux effets de la crise. Le «
modèle tunisien» monté en épingle par les charlatans du FMI et de la Banque mondiale voulait cacher l’absence de liberté et la réalité sociale dramatique que vivait la plus grande partie de la population. Ils entendaient imposer les mêmes crédos du libéralisme aux États membres de la Ligue arabe et à leurs habitants. Le mouvement populaire tunisien a su abattre la dictature de Ben Ali, il en reste une, toujours en place à laquelle nous devons nous attaquer: la dictature du FMI!

Alain Pojolat

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