La révolution tunisienne montre la voie

Ajouté le 21/1/2011

           La révolution tunisienne montre la voie

jeudi 20 janvier 2011

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 86 (20/01/11) *

 

 

Le peuple tunisien vient de démontrer avec éclat qu’aucune dictature, même soutenue par les plus grandes puissances politiques et financières, n’est éternelle. Ben Ali, le dictateur honni, a fui honteusement, comme naguère Ceausescu avait fui son palais. Les colosses aux pieds d’argile ne peuvent rien lorsque les peuples se lèvent et décident collectivement de leur sort.
Il est aujourd’hui trop tôt pour évaluer les rebondissements institutionnels de la nouvelle situation en Tunisie, l’histoire de cette révolution ne fait que commencer. Mais comment ne pas voir à quel point l’exemple tunisien télescope d’autres réalités vécues, tout aussi dramatiques, que ce soit l’absence de libertés démocratiques élémentaires ou l’accaparement des richesses par une minorité de privilégiés
! Comment ne pas entendre en écho les jeunes manifestants algériens quand ils réclament au même moment des emplois et un logement et que certains d’entre eux vont jusqu’à s’immoler par le feu, suivant l’exemple de Mohamed Bouazizi. Le gouvernement algérien croit-il pouvoir encore longtemps museler une jeunesse, elle aussi avide de liberté? Croit-il qu’en choisissant la voie de la répression comme il le fait en arrêtant Ahmed Badaoui, principal animateur de l’association pour les libertés syndicales, il pourra échapper à la lame de fond de l’urgence démocratique qui s’exprime au Maghreb?
Au-delà de la Tunisie et de l’Algérie, la plupart des États réactionnaires du Maghreb et du Moyen-Orient sont secoués par des mouvements populaires massifs de riposte aux effets de la crise. Le «
modèle tunisien» monté en épingle par les charlatans du FMI et de la Banque mondiale voulait cacher l’absence de liberté et la réalité sociale dramatique que vivait la plus grande partie de la population. Ils entendaient imposer les mêmes crédos du libéralisme aux États membres de la Ligue arabe et à leurs habitants. Le mouvement populaire tunisien a su abattre la dictature de Ben Ali, il en reste une, toujours en place à laquelle nous devons nous attaquer: la dictature du FMI!

Alain Pojolat

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LES CONSÉQUENCES DU LIBERALISMES

Ajouté le 9/1/2011

Non au libéralisme ! Non au libre marché !

Pour une politique au service des besoins du peuple !

Tipaza, Alger , Oran, Djelfa, Batna, Béjaïa, Chlef, Bordj… les émeutes qui s’étendent à travers le pays soulignent l’échec de la politique suivie depuis plusieurs décennies et confirment que le choix du libéralisme contredit la prise en charge des besoins élémentaires des masses populaires.

Partout, les jeunes ont dit leur colère face à l’envolée des prix des produits de base, ils ont dit leur détresse devant l’absence d’un logement, ils ont dit leur désespoir devant la rareté des emplois, ils ont dit leur malheur dans une vie sans loisirs, dans un pays prison que l’Europe leur interdit de quitter, dans une société bloquée, en crise.  Jeunesse si pauvre dans un pays si riche, ils ont aussi crié leur haine des nouvelles classes possédantes, leur refus de la corruption, leur rejet de l’humiliation et leur détermination contre la répression.

La tradition émeutière n’est pas nouvelle. Baraki, Diar Echems résonnent encore des batailles pour le relogement.  Depuis plusieurs mois le mécontentement bouillonne. Dans les bagarres pour l’introuvable sachet de lait, dans la recherche d’une boulangerie ouverte, on disait sa rage devant ces milliards volés, devant ces cadeaux princiers faits aux émirs du golfe, aux roitelets algériens ou aux seigneurs d’Europe, tous, dispensés d’impôt.

A l’origine de l’explosion, l’augmentation du sucre, de l’huile et des produits d’épicerie. Le spectacle de la révolte légitime des jeunes de Tunisie a, bien sûr, inspiré Bab el Oued et Oran. La distribution des logements sociaux a ravivé la haine de la corruption. On nous demande  d’attendre mais on voit les fortunes monter sans attendre.

 

Les augmentations de salaires obtenues dans le secteur public, après des années de luttes,  de grèves, de répression, sont dérisoires pour les petites catégories, c'est-à-dire pour la majorité. Et ces augmentations qui ne sont pas encore appliquées partout sont déjà mangées par la hausse des prix. Les travailleurs du privé, ont rarement été augmentés.

Toutes nos conventions collectives doivent inscrire l’échelle mobile des salaires : quand les prix augmentent le salaire doit augmenter autant !

 

La valeur du dinar a été divisée par 20  depuis 1994, pour offrir des ouvriers algériens presque gratuits aux investisseurs. On chante la nouvelle religion de la liberté du marché mais, sur ordre du FMI, on a administrativement baissé le dinar pendant qu’on libère les prix,! Retour aux prix imposés par l’Etat, pour tous les produits de base.

 

Les revenus du pétrole sont dépensés dans des projets géants mais nos vieux ont été compressés et nos jeunes n’ont pas de travail. Les hommes d’affaires des grandes puissances aiment l’Algérie des grands contrats et nos jeunes la fuient sur des bateaux de fortune. Le tournant patriotique annoncé est contredit sur le terrain par des cadeaux aux émiratis et les promesses aux Européens. Il faut réorienter notre politique !

Nos investissements doivent viser le développement pour la satisfaction des besoins du peuple logement, emploi, santé, transport formation.

 

On reproche à nos jeunes leur violence désespérée. Mais le pouvoir laisse t-il un autre moyen de se faire entendre quand l’association des tailleurs de pierre est privée d’agrément, quand un séminaire contre la violence faite aux femmes n’est pas permis, quand les marches, les grèves subissent la matraque et les poursuites judiciaires.

Pour les libertés d’expression, d’organisation, de manifestation et de grève !

 

Chawki Salhi. SG du PST

Alger, le 06 janvier 2011

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MARCHE du 1er Mai 2010 à Béjaia.

Ajouté le 29/4/2010

-PST -Ensemble pour une alternative  politique au service des besoins -PST-

sociaux des larges masses  populaires

 

Ensemble pour un 1er MAI

de lutte et d’espoir .

       Le quotidien des larges masses populaires se dégrade. Les produits de

première nécessité deviennent un luxe, la fermeture des entreprises continue, la corruption est généralisée. Toutes les libertés sont bafouées et les syndicalistes sont réprimés. Mais la classe bourgeoise va bien!! elle étale son luxe.

       Rien ne changera sans une lutte organisée et consciente de celles et ceux qui subissent cette misère. Les travailleurs de SNVI, d'El-Hadjar, de l'éducation, de la santé et la lutte des communaux montrent la voie!

·Pour une vie digne, il Contre les emplois temporaires (CDD, pré emploi…), pour un emploi permanent.
·faut 20 000 DA d’augmentation pour tous les travailleurs.
·Pour combattre la corruption, il faut lever le secret bancaire!
·Pour le respect des libertés syndicales  et de toutes les libertés
·Pour un syndicat de classe autonome démocratique et combatif!

Ensemble pour une alternative  politique au service des besoins

sociaux des larges masses  populaires

 

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